13/09/2014 – Camargo y el Valle de Cinti : Hermoso !

Samedi 13 septembre nous arrivons à Camargo et nous tombons directement sur Don Benjamin, un vieux monsieur qui tient un hôtel avec sa femme Hortencia. Nous nous y installons.

Camargo est un petit village dans la vallée de Cinti, à 2400 mètres d’altitude, à mi-distance entre Potosi et Tarija.
Les derniers kilomètres de route le laissaient présager : superbe ! Le village est coincé dans cette vallée étroite, enserré entre d’impressionnantes falaises d’un ocre puissant tirant sur l’orange selon la luminosité.
Il tient son nom d’un guérillero qui a lutté dans la région entre 1814 et 1816 pour l’indépendance de la Bolivie.

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Camargo coté Sud

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Coté Nord

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Depuis la terrasse de l’hôtel : l’endroit parfait pour le maté !

Dimanche, après un déjeuner d’enfer – cochon de lait au four traditionnel – dans une cantine familiale à deux pas de l’hôtel, Benjamin nous invite à aller visiter son petit musée. Nous embarquons tous les quatre, accompagnés de sa femme, dans sa voiture et après plus de temps qu’il n’en faut (il conduit très très lentement) nous arrivons dans leur maison de campagne – à deux kilomètres du village.
Ils viennent de la faire construire et vont bientôt déménager pour être plus tranquilles. On ne dirait pas mais Benjamin a tout de même 84 ans.

Hortencia est toute contente de nous faire visiter toute la maison – qui est splendide, avec plusieurs terrasses donnant sur le rio et la berge d’en face. Malgré l’aridité apparente des lieux, tout ce qui environne le lit du rio est d’un vert tranchant avec la couleur des falaises.

Benjamin nous emmène en contrebas de la maison pour nous montrer son trésor : des années à collectionner toutes sortes d’objets locaux lui ont permis d’ouvrir ce petit musée avec pour thème central la production de vin et de Singani (liqueur typiquement bolivienne à base de vin blanc distillé) dans la vallée Cinti.
Il nous fait une brève visite au milieu des objets servant à la production locale qui a commencée avant 1584, à l’époque de la colonie. Différents types d’alambics, depuis les premiers en terre et en bois, jusqu’au modèles plus modernes en métal mais aussi d’autres objets, toujours de la région mais sans rapport avec la spécialité locale : des fossiles, des céramiques pré-incas, des objets de l’époque coloniale…

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Avec ma nouvelle copine Hortencia

Le temps est venu d’aller voir d’un peu plus près ce qui fait la richesse de la région : lundi nous allons visiter la bodega Cepas de Oro du señor Jaime Rivera. Il nous fait visiter : les cuves de vin, de singani, l’alambic lui servant à transformer 500 litres de vin blanc en singani, les vignes à proximité du rio…
Il est très fier de nous montrer une parcelle en particulier : cette vigne est une des plus anciennes qui servent toujours à la production, encore plantée comme à l’époque de la colonie – pas de tuteurs artificiels, elle pousse directement en grimpant dans les arbres jusque dans les branches. Cela protège la plante, selon la saison, de la chaleur ou de la grêle.
Jaime nous offre une petite dégustation de singani mélangé à du jus de “tumbo” – on ne saura jamais quel fruit c’est exactement…
J’achète une de ses bouteilles avec une idée derrière la tête : je sais à qui ça fera plaisir…

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Explications sur le fonctionnement d’un alambic

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Les vignes Cepas de Oro

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Le vigneron – maitre singani : Jaime Rivera

Mardi nous recevons un mail :
“C’est bon c’est légalisé mais comme le consul ne signe qu’une fois par jour il le fait en fin de journée et ils me l’envoient par courrier ici. Je te le renvoie dès que je le reçois.
C’était 60€ la légalisation.”
Ah Aymeric el Salvador ! Même à des milliers de kilomètres il y a des gens sur qui on peut toujours compter… Lui en fait partie (et pas seulement pour cette fois) !

Les jours passent tranquillement à Camargo…
Chaque après-midi je vais boire mon api ou mon tojori (une variante à base de maïs jaune) près du marché…
Belén a trouvé un professeur de guitare, Humberto, le soir ils jouent sur une terrasse de l’hôtel…
Benjamin et Hortencia sont vraiment adorables, ils nous prêtent leur cuisine pour pouvoir manger autre chose que du riz et des frites…

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La musique : créatrice de liens universelle

La vie est belle ici mais il y a juste un problème : il n’y a pas de distributeur automatique et nous commençons à être à court d’argent malgré les cent dollars que nous avons changés à la banque (et que, par chance, nous avions !).
Dommage, je serais bien resté un peu plus longtemps dans ce havre de paix au milieu de ce paysage surnaturel…

Jeudi 18 septembre nous saluons nos hôtes avec une promesse : nous repasserons un de ces jours, il parait que la saison des vendanges et de la récolte des arbres fruitiers c’est quelque chose ici…
Et puis, tout simplement, s’il faut une excuse de plus : Camargo est bien placé dans mon top 10 des plus beaux villages du voyage…

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Chau et merci pour tout !

Direction Tarija où notre si cher document devrait arriver d’ici quelque temps…

Tony
Camargo, Chuquisaca, Bolivia

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Un pensamiento en “13/09/2014 – Camargo y el Valle de Cinti : Hermoso !

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