06/09/2014 – Préoccupations au Far West

En ce matin du samedi 6 septembre je me réveille car on toque à la fenêtre. C’est Belén !
Après avoir bien profité des quelques jours passés avec son père – et son ami Luis – elle est de retour.

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Petit maté de retrouvailles sur la jolie place de Tupiza

En repassant par la frontière elle en a profité pour aller voir la douane, elle voulait voir le chef du chef mais il n’était pas là. Elle est tombé sur un douanier qui avait déjà entendu parler de notre histoire (on est bien grillés à cette frontière). Elle lui demande ce qu’on peut faire : le certificat de cession ne convient pas, il nous faudrait une autorisation écrite du propriétaire (Aymeric) pour conduire sa voiture mais bien sûr cette autorisation doit être légalisée – signée par un notaire.
Évidemment Aymeric n’est pas là et une copie (impression d’un email par exemple) ne va pas. Le douanier nous donne quand même une solution : Aymeric va à l’Ambassade d’Argentine à Paris, fait légaliser le papier là-bas et nous l’envoie par courrier…

Nous profitons des jours qui suivent dans ce pueblo plutôt joli entouré de falaises rouges. C’est ici – au milieu des canyons rougeâtres rappelant des scènes de westerns américains – que le fameux bandit Billy the Kid et son acolyte Butch Cassidy furent tués par les autorités bolivienne en 1908 lors de leur tentative de faire un énième braquage : l’or destiné à la paye des mineurs.

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Ce dimanche c’est le jour du piéton en Bolivie : pas de voitures – les humains reprennent le contrôle des rues

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Après une semaine Titine commençait à s’ennuyer, il est temps de faire un tour

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Heureusement qu’il y a les lamas sinon on croirait pas qu’on est à 2850m d’altitude

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La formation géologique d’El Sillar

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Du coté de la montagne rouge là-bas : Tupiza

Puis le Tony devient plus lunatique. Mon humeur tourne avec le vent.
Maintenant que Belén est revenue il est temps de penser à la frontière qui nous attend… L’ombre du recalage à la frontière me pèse : je pense également à notre plan d’aller en France.
Dans l’idéal Belén obtient son visa à Buenos Aires, nous décollerons de Foz da Iguaçu au Brésil mais nous devrons passer la frontière brésilienne dans les deux sens (un petit aller-retour) avec la voiture afin de renouveler son permis (celui de la voiture) en Argentine avant de la laisser chez ma famille d’adoption à Misiones… Cela nous permettra d’avoir jusqu’à huit mois en France avant de revenir.
Le plan pour le moment c’est de nous diriger vers la frontière argentine près de Tarija en espérant pouvoir passer comme ça.
Et si ça ne passe pas ?
Et si ça passe ?
Nous aurons peut-être le même problème deux jours avant de décoller pour la France ?
Et là ça serait un problème bien plus grave !
Devons-nous suivre les conseils du douanier et demander une faveur à Aymeric : aller nous faire une autorisation légale à l’ambassade et nous l’envoyer par courrier ?
Aymeric ne sera pas sur Paris avant la semaine prochaine et après il faut compter le temps que la lettre nous parvienne…
A quand un monde sans frontières ?!
En consultant les prix des billets d’avion pour les dates envisagées je me rends compte que tout a déjà augmenté.
Cela rajoute une couche à ma frustration et à mes préoccupations.

Mes problèmes d’humeur seront résolus au moment où nous décidons de suivre les conseils du douanier, de continuer à nous balader en Bolivie en attendant le courrier et de mettre de coté l’histoire du billet d’avion. Nous irons en France quand nous irons en France : quand tous les éléments de notre plan pourront s’emboîter.

En attendant je m’occupe un peu de la voiture : il est grand temps de changer la courroie d’alternateur qui ne va pas tarder à nous lâcher, c’est une bonne idée de remettre de la graisse dans le soufflet de ce cardan avant qu’il ne s’endommage (un cardan ça coûte cher et on n’en trouve pas partout !)…
Je profite d’un temps mort pour me couper les cheveux : je me débarrasse de ce superflu tout comme je balaie mes préoccupations. Un nouveau Tony avec les idées plus claires.

Pendant ce temps là Belén a trouvé l’école des Beaux-Arts de Tupiza où elle va jouer de la guitare, du charango et chanter l’après-midi.

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Les petits compagnons de Bel

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Comme un poisson dans l’eau : feliz !

Jeudi et vendredi les routes sont bloquées pour cause de mouvements sociaux. Ainsi soit-il.
Nous attendrons en compagnie de Maxime et Géraldine, un couple de français qui voyage en Jeep achetée au Chili et qui est allé jusqu’en Equateur. Discussions de voyageurs au programme. La Jeep passe deux jours au garage pour réparations mais samedi matin elle est prête, les routes sont débloquées, ils peuvent repartir.

Nous aussi ! Après deux semaines ici il est grand temps de partir de Tupiza. L’endroit en tout cas est vraiment agréable et tranquille, les gens charmants, le temps splendide mais il faut clôturer l’épisode et “seguir adelante”.
Samedi matin nous partons donc en direction de Tarija.

Tony
Tupiza, Potosi, Bolivia

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