02/09/2014 – Quatre jours

Quatre jours, quatre jours tout seul où, à vrai dire, je n’ai pas fait grand chose…

Une petite réunion Skype pour un projet à venir, pas mal d’épisodes des Simpsons traduits en mexicain (comme pas mal de choses) : “Comete mis calzones”, “De pelos !”, “Estupendo !”…

Ah si, une chose, une chose quotidienne et immanquable, une chose dont je suis devenu accroc : Api con Pastel !
Depuis que j’ai découvert ce petit plaisir typiquement bolivien, l’heure du goûter c’est l’heure de l’Api accompagné de son Pastelito.
L’Api c’est une boisson à base de maïs rouge-violet “morado”, de citron, de cannelle… Bref, ça ressemble à la Chicha Morada péruvienne (hmmm Pérou… Tu me manques) mais c’est plus épais et c’est servi chaud.
Le Pastel, son fidèle compagnon, c’est une espèce de pâte à beignet qui gonfle de manière démesurée lorsqu’elle est frite et fourrée au fromage – qui fond lors de la manœuvre. Enfin, “fourrée au fromage” c’est un grand mot, la quantité dépendra de la cuisinière et du prix du fromage dans le coin…
Alors voilà, tous les après-midi je me dirige vers le marché du village, je monte à l’étage puis je m’assois en savourant ce petit délice. Je regarde les gens. Je croise souvent les mêmes personnes – des petits vieux qui passent, repassent, s’assoient à mes cotés le temps d’un gouter. Le temps passe…

Tous les soirs je me demande où je vais aller manger avant de me diriger, pris d’un somnambulisme étrange, vers le même petit “restaurant” où je commande sans réfléchir un silpancho à la dame… Je n’ai pas vraiment envie d’un silpancho mais c’est comme ça. Au final je n’ai pas envie d’autre chose, il faut manger, mangeons…
De toute façon ce n’est pas comme si j’avais le choix entre une multitude de plats, nous sommes dans un petit pueblo en Bolivie : la carte des menus n’est pas vraiment étendue.

Il ne faut pas croire que la déprime – ou l’impuissance face à la situation – me gagne. Pas du tout.
Je suis juste en pause : je ne sais pas ce qui se passera avec la voiture à la prochaine frontière mais à la limite je ne m’en préoccupe même pas. Je suis tout seul, il ne se passera rien avant le retour de Belén donc pourquoi y penser maintenant ?

Au final je profite peut-être simplement d’être tout seul un moment ?

Tony
Tupiza, Potosi, Bolivia

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