24/01/2013 – Enfin la Selva !

Jeudi 24 janvier nous quittons donc Chachapoyas direction la selva, la vraie : la forêt amazonienne.

Une fois descendu le versant oriental des Andes nous passons Moyobamba – capitale du département de San Martin . C’est devenu vert et plat mais ce n’est pas encore assez sauvage à notre gout : par ici la forêt a été salement rasée pour laisser de l’espace à l’humain et à ses activités. Nous continuons donc à nous enfoncer vers l’est.

La nuit est tombée depuis un moment quand des lumières au milieu de la route nous font signe de nous arrêter, surement un contrôle de police… Ce sont des militaires armés de mitraillettes et autres objets inquiétants. Au lieu de contrôler les papiers ils nous font un petit speech sur le fait qu’ils sont là pour la sécurité sur la route, pour empêcher les vols et attaques en tout genre… Pour au final nous demander une “participation” ! Je suis sur le point de leur répondre une connerie mais Belén coupe court, elle leur tend quelques pièces, pas très rassurée. Ils nous souhaitent un bon voyage et nous repartons. Quelle manière de s’auto-financer la petite prime qui tombe bien, arme à la main… C’est eux-même que les militaires devraient surveiller !

Enfin nous arrivons à Tarapoto et là c’est une surprise ! Nous ne nous attendions pas à ça : outre le fait que ça soit une vraie ville (malgré les idées qu’on pourrait se faire en voyant un point dans la forêt sur la carte du Pérou…), c’est un gros bordel ! Nous n’avons jamais vu autant de moto-taxis ! Un moto-taxi c’est un tricycle avec un petit moteur deux temps, surmonté d’une petite cabine à l’arrière pour les passagers et ça fait du bruit comme une mobylette mal réglée ! Donc ce bruit multiplié par le nombre : ce qui émane des rues ici sonne comme une armée de moustiques géants… A chaque fois qu’un feu rouge passe au vert c’est une nuée de ces bestioles bruyantes qui se jette dans l’avenue, sur une proie invisible. On peut rajouter à tout ça la chaleur étouffante et l’addiction qu’ont les péruviens au klaxon… L’arrivée dans la ville est brutale : la jungle urbaine au plus proche du sens littéral.
C’est dans cette ambiance que nous commençons notre recherche d’un hébergement pour les quelques jours qui viennent… A classer dans les recherches les plus fastidieuses du voyage, d’autant plus que la ville est sous le coup de problèmes d’alimentation en eau (je ne crois pas que ce soit par manque réel d’eau mais plutôt pour travaux). La moitié des hôtels n’a pas d’eau…

Bref, nous trouvons de quoi dormir, prendre une douche froide et mettre la voiture à l’abri pour ce soir. Nous verrons demain pour trouver quelque chose de plus confortable…
Au réveil Bel part à la recherche d’un autre endroit (si possible avec internet pour avancer sur le travail de traduction que nous avons en ce moment) et revient contente d’elle. Nous déménageons. Un camion-citerne passe dans les rues pour répartir un peu d’eau dans les réservoirs vides et, ça tombe bien, il passe dans notre hôtel juste quand nous arrivons.

Nous sommes enfin installés. Nous pouvons commencer à profiter de la selva, il ne faut pas traîner car nous n’avons que trois jours pour le faire avant de devoir reprendre la route de la côte pour que Juli ne rate pas son avion.
L’avantage à Tarapoto c’est que, malgré l’effervescence urbaine et la chaleur étouffante du bitume, il suffit de sortir de la ville pour se retrouver en pleine nature et profiter de la fraîcheur (relative…) de la végétation. Cet après-midi nous nous rendons à la cascade Ahuashiyacu à vingt minutes d’ici histoire de nous rafraîchir.

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Ahuashiyacu

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Elle est si bonne !

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Banzaï !

Samedi 26 janvier nous allons visiter un refuge d’animaux. Notre guide nous montre les animaux exotiques du coin dont ils s’occupent. En général ils ont été récupérés du trafic d’animaux sauvages ou de la maison de leurs “propriétaires” par la police (il y a des lois qui protègent les animaux sauvages et/ou en danger et il est interdit d’avoir certaines espèces en captivité). Le refuge a pour but de s’occuper de ces animaux le temps qu’ils récupèrent la santé et de les aider à se réadapter à la vie sauvage avant d’être relâchés dans la forêt. Malheureusement cette dernière étape n’arrive pas souvent à son terme car beaucoup d’animaux, après avoir vécu en captivité, ne peuvent pas retourner à la vie sauvage car soit ils mourraient très rapidement (de faim ou de leurs prédateurs), soient ils reviendraient sans cesse vers l’humain. Donc beaucoup d’entre eux restent au refuge pour la vie. Certains animaux – ceux qui ne sont un danger ni pour l’homme, ni pour eux – vivent en liberté ici : des singes, des perroquets…

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Un singe écureuil

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Ils vivent ici en liberté mais ne s’éloignent jamais trop du refuge

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Le magnifique Guacamayo

Le guide nous montre et explique également les vertus et l’utilisation des plantes que l’on trouve par ici, parmi celles-ci : le cacao, le bananier ou la plante dont on extrait le curare (un poison utilisé au bout des sarbacanes pour chasser mais aussi comme anesthésiant dans la médecine occidentale moderne).

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Au milieu des cacaotiers

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Avant d’être fermenté, séché et torréfié pour finir dans le chocolat : dégustation du cacao

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La belle fleur dans les bananiers

Aujourd’hui nous fêtons nos un an ensemble avec Belén. Pour l’occasion nous laissons Juli à l’hôtel et nous allons au restaurant tous les deux mais avant je profite que les filles soient parties faire des courses pour une surprise : je me rase la barbe. Entièrement ! Chau la barbichette qui m’avait demandé tant de patience…
Les filles ne pourront pas s’empêcher de me regarder sous un œil neuf pendant deux jours. Après plus de deux ans avec une barbe il est vrai que ça fait bizarre. A ce qu’il parait j’aurais perdu cinq ou dix ans dans l’opération…

Dimanche nous profitons de notre dernier jour ici pour aller visiter une réserve naturelle. Après une petite randonnée à l’ombre de la forêt nous nous rafraîchissons dans la rivière que nous suivons depuis le début. A cet endroit l’eau qui coule dans les pierres forme des tourbillons et des mini-cascades : idéal pour profiter d’une séance d’hydromassage naturel !
Sur le retour nous apercevons un de ces étranges animaux qui vivent par ici : une grenouille rayée noir et vert fluo ! Attention, elle est bien jolie mais très venimeuse, à tel point que le simple contact avec la peau provoque d’atroces “brûlures”, voir une mort rapide dans le cas d’un contact avec une plaie… Sympa !

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Séance massage

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Superbe mais fatale !

Lundi c’est reparti ! Vu d’ici la côte est très loin, nous avons beaucoup de route et le temps nous est compté… Juli décolle de Piura dans trois jours !

Tony
Tarapoto, San Martin, Peru

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