09/01/2013 – Cajamarca : débuts stressants !

Plutôt préoccupante la route à Cajamarca…

Une fois qu’on bifurque pour quitter la panaméricaine qui suit la côte et qu’on attaque la montée, le contraste est frappant : tout est vert. Nous traversons des cultures de riz, des forêts de manguiers, de bananiers et d’arbres en fleur, c’est magnifique ! Les gens ont installé des petits stands sur le bord de la route pour vendre les mangues : cinq pour un sol (environ 0,30 €) ! Il faut dire qu’on a l’impression qu’il pleut des mangues tellement il y en a dans les arbres et sur le sol.
Après ça devient une vraie route de montagne donc ça monte, ça tourne, ça monte, ça tourne… Jusque là tout va bien, on a l’habitude maintenant, ce n’est pas ça qui va impressionner le chauffeur.

Le soucis c’est que je commence à ressentir des vibrations bizarres sous le capot, surtout quand je suis à bas régime. L’impression que j’ai : le moteur se débat et veut se faire la belle ! Une pensée vient me titiller : “Une patte de support moteur doit être morte et il n’est plus bien maintenu”, c’est la seule chose qui me vient à l’esprit et je me souviens qu’on avait du en faire changer une à Salta en août dernier (cf. 14/08/2012 – Salta La Linda).
Je jette un coup d’œil sous le capot, en effet le moteur vibre beaucoup, plus que la normale, mais après examen visuel je ne vois rien d’autre d’anormal…
Bref, de toute façon on ne peut rien faire ici en pleine cambrousse, il faut continuer.

DSC_0124-(2)
Tout parait normal par ici…

Nous poursuivons donc, doucement, sans trop pousser la voiture, sans donner de coups de freins brusques (on ne sait jamais, on pourrait perdre le moteur ?!).
Cette route devient interminable, les heures passent et se ressemblent et ma préoccupation, mon silence et mon obsession pour ces vibrations suspectes ne fait qu’étirer cette distorsion temporelle…

Enfin après six longues heures de route – pour faire moins de trois cents kilomètres – nous passons le col à 3200 mètres d’altitude et redescendons sur la ville de Cajamarca (2700 mètres d’altitude).
Comme si ce n’était pas assez pour aujourd’hui, la recherche d’un hébergement est un casse-tête entre les prix des hôtels et des parkings (règle d’or : on ne laisse jamais la voiture dans la rue dans une ville). Enfin, à force de persévérance, après presque deux heures à tourner dans les rues étroites nous nous installons. Il est temps de souffler un peu.

Après un jour à ne rien faire, à se reposer, vendredi 11 janvier nous laissons Julieta à l’hôtel et allons chez le garagiste avec Belén.
Verdict : il semble que le moteur soit bien attaché ouf ! Ce serait plutôt (et “seulement”) un problème de bougies. Elles sont oxydées et l’une d’elles est pleine d’huile. Le garagiste m’explique : “Le fait que cette bougie soit mouillée altère le phénomène d’explosion donc en gros, quand l’explosion ne se fait pas, le moteur tourne sur trois pistons ce qui expliquerait les à-coups que tu ressens”. Compris !
Il nettoie donc les bougies et effectivement après remontage ça bouge beaucoup moins ! Ceci est un pansement car au final la question est “Pourquoi la bougie était pleine d’huile ?”. Question que je ne me pose pas, soulagé d’avoir “réglé” le problème. Nous en reparlerons dans les mois qui suivent…

Bref, la voiture est réparée (à moindre frais), nous allons pouvoir profiter de notre séjour ici… Enfin, c’est ce que nous pensons mais avant nous allons devoir passer par un épisode qui aurait pu nous coûter très cher !

Un soir en sortant d’une pizzeria, alors que nous marchons à la recherche d’une peña dont nous avons entendu parler, j’entends un hurlement ! Lorsque je me rends compte qu’il vient de Belén qui est juste à coté de moi, je me retourne et je reste scotché par ce que je vois : un mec a ma sacoche dans les mains (alors qu’elle est censée pendre au bout de la lanière passée autour de mon coup), il la lève au dessus de lui pour prendre de l’élan et tire vers le bas d’un coup sec. Moi je suis comme hypnotisé par la scène, je ressens seulement une brûlure dans le cou et je vois le voleur partir en courant avec ma sacoche dans les mains…

Pendant une seconde beaucoup de choses me passent par la tête : “Bon bah on nous vole la sacoche…”, “Qu’y a-t-il dedans ?”, “Les passeports, cartes de crédit, papiers de la 205, argent…”, ma réflexion-éclair a du se terminer par “On est dans la merde !”.

Quelque chose me sort de la torpeur, c’est Juli qui crie “Vamos !” et qui se met à courir ! Aussitôt je la suis à la poursuite du voleur. Lui, paniqué, se prend les pieds dans le trottoir, tombe, se relève et se remet à courir dans une autre direction mais c’est trop tard, je l’ai à portée de main. Je l’attrape et je me dis que si je n’agis pas vite, vu son gabarit, ça ne va pas être dur pour lui de se débarrasser de moi alors je le soulève un peu et je le projette de tout mon poids contre le sol en plein milieu de la rue (mon pote Baptiste, rugbyman, aurait été fier de moi !).
Un taxi arrive et freine juste devant la scène, je pense “Au moins il y a un témoin, ça empêchera peut-être le mec de devenir dangereux…”. Il s’agrippe à la sacoche mais j’arrive quand même à lui arracher des mains, dans le même temps il se retourne, se relève et se met à courir. Moi je me retrouve avec la sacoche dans les mains et, je ne sais pas trop comment mais j’ai également son sac à dos ! Il s’enfuit sous les insultes de Belén.
Par peur de représailles (et ne sachant pas si il était tout seul, si il était armé) nous décidons de partir rapidement d’ici, nous courrons jusqu’à la place principale à deux cents mètres d’ici. La place est remplie de gens et il y a pas mal de policiers. Ceux-ci nous raccompagnent à notre hôtel.

Dans l’histoire nous avons gagné un sac à dos (ça tombe bien nous n’en avions plus depuis le vol de Tacna – cf. 19/09/2012 – Bienvenus au Pérou !!!), malheureusement dedans il y avait juste un pull (Juli imaginait déjà y trouver de l’argent, un portable…).

Moi qui croyais que la sacoche et son contenu étaient plus en sécurité sur moi que n’importe où (vu qu’ils nous ont déjà ouvert la voiture et qu’on a entendu des histoires de vols dans les chambres d’hôtel), j’ai du changer mes habitudes et je ne sors qu’avec le nécessaire dans les poches désormais.

Au final un bon petit coup d’adrénaline pour tout le monde, Juli était toute euphorique après ça ! Elle qui s’essouffle très vite ici en altitude, a failli s’évanouir après avoir couru mais a terminé la soirée morte de rire ! Bizarrement cet épisode, qui aurait pu très mal finir, a redonné un coup de fouet à notre petite équipe.

17---mapa-peru-cajamarca

Tony
Cajamarca, Cajamarca, Peru

Anuncios

2 pensamientos en “09/01/2013 – Cajamarca : débuts stressants !

  1. Gise

    Chicoooooooosssss!!! somos gise y santi, del arbol resort. Estamos en foz de iguazu. Antes pasamos unas semanas en la selva misionera con unos amigos. Ustedes como estan? como fue el casamiento? como fue la vuelta a casa colombiana?
    Les mandamos un abrazo enoooooooorme
    Nuestro face es Gisele Wagner, Santiago Lingurini y el del vaje es VUELTA POR EL UNIVERSO.

    Responder
    1. onda vagabunda Autor de la entrada

      Hola Chicos !!!
      Ah vamos a ver la Vuelta por el Universo entonces, ya que estamos ansiosos de leer de estas semanas en la selva misionera !
      Nosotros todo Joya ! El casamiento fue lindo. Y hace mas de un mes que volvimos a Colombia (Que Rico País !!!).
      Estamos en contacto. Hasta que nos caminos se vuelven a cruzar…
      Disfruten de todo !
      Suerte !

      Responder

Deja un comentario - Laissez un commentaire

Introduce tus datos o haz clic en un icono para iniciar sesión:

Logo de WordPress.com

Estás comentando usando tu cuenta de WordPress.com. Cerrar sesión /  Cambiar )

Google+ photo

Estás comentando usando tu cuenta de Google+. Cerrar sesión /  Cambiar )

Imagen de Twitter

Estás comentando usando tu cuenta de Twitter. Cerrar sesión /  Cambiar )

Foto de Facebook

Estás comentando usando tu cuenta de Facebook. Cerrar sesión /  Cambiar )

Conectando a %s