02/01/2013 – La vie à Huanchaco

Nous sommes ici en partie pour aider Margot à améliorer son petit hostel. Il faut mettre en place des parois de contreplaqué pour isoler un peu le coin-cuisine du patio, réparer quelques portes, peindre quelques murs… Le problème c’est que Margot, occupée toute la journée (elle travaille dans un restaurant dans le centre du village), revient tard et sans matériel (contreplaqué, peinture, outils…). Nous n’avons donc rien pour commencer les travaux et chaque soir, après avoir discuté avec elle, nous remettons tout ça au lendemain…

En attendant nous nous habituons à vivre à Huanchaco. Le plus gros problème ici c’est le manque d’eau : la distribution d’eau ne parvient pas à satisfaire la demande, surtout en cette période touristique et c’est encore pire dans le petit hostel/restaurant où nous vivons car, étant situé tout au bout du village, l’eau à des difficultés à parvenir jusqu’ici (question de pression, tout le monde se sert sur le réseau communal avant que l’eau ne nous parvienne).
Bref, tous les jours à midi environ, nous n’avons plus une goutte d’eau dans le réservoir (la distribution dans le réseau étant faite le matin).
Nous nous organisons comme nous pouvons, nous remplissons des bouteilles et des seaux avant midi pour pouvoir tenir jusqu’au soir (pour cuisiner, se laver, se brosser les dents…).
Nous avions rencontré le même problème à Huarmey (petite ville de la côte également – cf. 23/11/2012 – Putain, deux ans !) mais cette fois c’est plus compliqué : le restaurant fonctionne plutôt bien et vend pas mal de ceviches (la spécialité incontournable de la côte), c’est bien mais le fonctionnement d’un restaurant requiert pas mal d’eau ! La sœur de Margot et ses employés gèrent le problème comme ils peuvent mais, par exemple, il est impossible de faire la vaisselle le soir et ils sont obligés de la laisser au lendemain… Un soir Alex débarque dans le patio après avoir traversé le restau et il me dit “On dit que, plus la cuisine d’un restaurant est sale, plus les plats préparés doivent être bons : bah aujourd’hui ils doivent être excellents !”…

A part ça Huanchaco est une petite ville charmante où il fait bon vivre. La plage qui la longe est agréable (quand elle n’est pas noire de monde) malgré l’eau – toujours – très froide. Quelques téméraires se baignent mais ce petit bout de mer est surtout exploité par deux types d’embarcations : les surfs et les caballitos de totora…
Comme sur la majorité des plages sud-américaines du Pacifique, les vagues d’ici sont convoitées par les surfeurs. Il y a beaucoup d’écoles de surf dans ce petit village.
Les caballitos de mer (“les petits chevaux”) sont un peu l’emblème culturel de Huanchaco. Ce sont des barques ancestrales (héritage de la culture Lambayeque – 700 à 1375 après J.C. – et utilisées par les différentes cultures de la côte nord depuis cette époque) faites de totora – cette paille dont l’utilisation est très répandue au Pérou, jusque sur les hauteurs de l’Altiplano, sur le lac Titicaca, à des milliers de kilomètres d’ici (cf. 02/10/2012 – Les îles flottantes). Ces frêles embarcations, très jolies, ont toujours été utilisées pour la pêche et le sont toujours à Huanchaco qui est un des rares endroits, voir le seul, où cette technique traditionnelle a été préservée, autant au niveau de la construction de ces “pirogues” de paille que de la pêche proprement dite.
Cela nous rappelle ce reportage des Nouveaux Explorateurs que nous avions vu (cf. 03/11/2012 – Huarmey ou l’univers des moto-taxis : notre nouveau foyer) où le reporter, après être passé à Huarmey, venait ici, sur cette même plage, à la rencontre de ces pêcheurs traditionnels. Décidément cet épisode nous suit… Ou l’inverse…

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La plage de Huanchaco…

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…repère de surfeurs…

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…et terre ancestrale des caballitos de totora

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Deux symboles de la côte péruvienne : la menace omniprésente d’un tsunami (les mêmes qu’au Japon bien que le Pérou soit moins fortement touché) et l’incontournable ceviche (ici de “conchas negras” – coques noires – hilarant pour les argentins car, en Argentine, “concha” est uniquement employé de manière vulgaire pour désigner le sexe féminin : “la concha de su madre” est un exemple d’utilisation très répandu…)

Nous sommes à quinze kilomètres de Trujillo où nous nous rendons de temps en temps. Malgré le fait que ce soit une des plus grandes villes du pays, c’est plutôt joli ou, du moins, nous nous y sentons bien. Nous en profitons pour aller au cinéma voir un super beau film : “Une Aventure Extraordinaire” (je ne sais pas si la traduction correspond au titre français). C’est l’histoire d’un indien qui déménage au Canada en bateau avec tout un zoo, le bateau fait naufrage et il se retrouve sur un canot de sauvetage avec… Un tigre !

Tout arrive pendant un long voyage, même l’impensable, comme ce cadeau de la part de Juli… Des poux ! Cela commence avec elle (elle a du attraper ça à la plage…) puis, grâce au fabuleux pouvoir de téléportation de ces petites bêtes, l’invasion s’étend à Belén et à moi. Je n’aurais jamais pensé avoir de nouveau des poux un jour, depuis les invasions scolaires de mes cinq ou six ans… Allez, traitement pour tout le monde ! Pour ma part le problème est vite réglé mais avec les longs cheveux des filles c’est plus compliqué et bien sûr, quand quelqu’un s’en débarrasse, ils repassent vite d’une tête à une autre et on doit recommencer le traitement. En gros, tant que tout le monde ne s’en sera pas débarrassé en même temps, ça ne fonctionnera pas…

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Les habitants de Trujillo ne sont pas les seuls à venir profiter de la plage de Huanchaco…

Tony
Huanchaco, La Libertad, Peru

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