17/12/2012 – Bienvenida Juli !

Voilà, on y est. En cette soirée du lundi 17 décembre je suis garé devant le petit aéroport de Piura dans lequel Belén est entrée pour aller récupérer sa petite sœur.

Quelques explications…
Julieta a fêté ses quinze ans en septembre. Traditionnellement, quinze ans en Argentine (ainsi que dans toute l’Amérique latine) c’est l’anniversaire le plus important –  plus que les dix-huit ans – dans la vie d’une demoiselle (et seulement pour les filles).
Pour cette occasion on organise généralement une grande fête qui aurait l’air, pour faire une comparaison, d’une fête de mariage : location d’une salle, des dizaines d’invités, banquet préparé par un traiteur, entrée très cérémonielle de la jeune fille et fête toute la nuit.
Certaines ne veulent pas faire de fête donc à la place la famille leur offre un cadeau conséquent. Par exemple, avant la crise économique en Argentine (2001) il était commun qu’on offre un voyage à Disney en Floride à la demoiselle (il faut dire que le peso argentin valait un dollar à cette époque, tout ceci n’était que virtuel – du à l’endettement du pays – d’où la crise, mais ceci est une autre histoire…). Bel pour ses quinze ans a donc été dix jours à Disney à Orlando et à Miami en 2000. Ce voyage-cadeau a été abandonné après la crise (du au fait que le pouvoir d’achat a brusquement et nettement diminué en Argentine, surtout vis à vis de l’étranger).
Julieta ne voulait pas de fête pour son anniversaire donc, après que nous ayons lancé l’idée, on s’est organisés pour que ses parents lui payent le voyage pour venir partager un mois et demi avec nous et voir du pays pendant les grandes vacances.
Elle est toute contente de “s’échapper” un peu de ses parents et Bel est ravie de voir sa petite sœur qu’elle n’a pas vu depuis six mois.

Après les retrouvailles dans l’aéroport (auxquelles je n’ai pas assisté, chargé de garder la voiture) je retrouve les deux Galván toute contentes puis nous rentrons à Colan où nous partageons une chambre double tous les trois.
Une chambre dans laquelle nous avons de l’électricité contrairement à hier soir et ce matin… Hier soir j’ai “réparé” notre bouilloire (celle que nous avons achetée à Arequipa – bien pratique pour le café/thé mais aussi pour faire cuire des pâtes ou des légumes en cas de crise…). Résultat : quand je l’ai branchée pour essayer, j’ai fait sauter les plombs de la petite maison dans laquelle se trouvent les chambres pour les clients (heureusement nous étions les seuls) ! Et je crois que j’aurais pu m’électrocuter aussi… Je me rappelle que je n’étais pas très bon en électricité pendant mes études, j’aurais du y penser avant… Bref, ce matin Alfredo – le propriétaire – très surpris de cette “panne intempestive”, a fait réparé le disjoncteur. Nous, par mesure de sécurité (pour nous et pour les installations électriques du Pérou), nous décidons de jeter définitivement notre bouilloire (qui nous avait sauvé de la famine quelque fois)…

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Hola belle-sœur ! Bienvenue au Pérou !!!

Maintenant nous sommes trois pour profiter de la belle plage de Colan longée de cabanes et maisons sur pilotis que la mer vient caresser à marée haute. Ce petit village est tranquille et joli avec ses rues de sable et ses palmiers. On voit les pêcheurs débarquer les prises de la pêche du jour sur la plage, dommage que nous n’ayons pas de cuisine… Nous en profitons pour nous baigner dans l’Océan Pacifique car l’eau est – enfin – à bonne température (l’eau était très froide plus au sud mais ici le courant froid de Humboldt s’éloigne de la cote).

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Colan : sa plage, ses palmiers, ses maisons en bord de mer…

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…ses barques de pêcheurs…

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…et ses mouettes !

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Enfin la mer à bonne température !

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Bercé par les vagues

Nous contactons le refuge d’animaux pour les avertir que nous sommes là mais, comme par hasard, les règles ont changées et maintenant il faut payer pour participer au programme de volontariat… C’est hors de question pour nous qui voyons le volontariat comme une aide mutuelle, un échange et non comme une activité touristique lucrative. La mode des européens ou nord-américains qui allaient faire du volontariat payant dans les “pays pauvres” a fait des ravages dans ce secteur. Aujourd’hui il y a pas mal d’offres où, en plus de travailler gratuitement, il faut payer pour participer – et parfois une fortune, je crois que le pire qu’on ait vu tourne autour de 1000 dollars par mois !
Bref nous sommes déçus et puisque cette piste n’a pas fonctionné nous allons partir de Colan et poursuivre le voyage.

Nous sommes trois désormais, ce qui signifie qu’il faut opérer quelques modifications d’ordre technique pour faire entrer Julieta et ses bagages dans la 205. Car l’avantage de voyager en voiture c’est qu’on peut emmener beaucoup de choses – résultat on transporte un bordel monstre avec nous – ce qui se transforme en inconvénient dans un cas comme celui-ci. Le coffre est rempli et la banquette arrière aussi (entre les vêtements, les affaires de camping, de cuisine, la nourriture, les marchandises que nous vendons, les outils pour bricoler la voiture, la guitare et le charango…). Nous nous arrangeons avec Alfredo et sa femme – qui nous paraissent être des gens honnêtes – pour leur laisser deux de nos sacs dans lesquels nous mettons les affaires de camping et des vêtements dont nous nous passerons pendant le bout de chemin que nous ferons avec Juli.

Jeudi 20 nous quittons Colan et montons vers le nord en recherche d’un coin avec une belle plage où passer quelques jours et Noël. Nous nous arrêtons à Los Organos (“Les Organes”… Allez savoir pourquoi !) à quinze kilomètres au sud de Mancora, la station balnéaire réputée et prisée par tous les péruviens – que nous évitons par peur des prix de l’hébergement. Le problème ici c’est que nous n’avons pas de cuisine donc pour Noël nous allons devoir aller manger dehors et, avec Juli qui est végétarienne, ça ne va pas être facile de lui trouver un repas “de fête”. Il faut dire que le Pérou – malgré sa variété de plats – n’est pas le pays le plus indiqué pour les végétariens ou alors pour ceux qui ont de l’argent pour aller manger dans les restaurants “végétariens” proprement dit, bien plus chics et bien moins communs que les petits restaurants proposant les “menus”, les marchés ou les stands dans la rue…

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Bel montre à sa sœur les progrès qu’elle a fait depuis le début du voyage

Nous passons quelques jours ici puis, lors d’une excursion à Mancora ce 23 décembre, nous trouvons par hasard la perle rare. Pour 60 soles (environ 18€) nous avons une chambre double pour nous trois dans un hôtel avec cuisine, piscine (!), un beau jardin de plantes exotiques et internet pour pouvoir saluer nos familles pour Noël. C’est un prix bien plus que raisonnable puisqu’en général nous payons entre 30 et 40 soles la chambre pour nous deux (et dans un cadre plus modeste). Tout est parfait pour passer Noël dans les meilleures conditions et dans un cadre superbe ! Nous réservons rapidement notre chambre pour demain.

Lundi 24 décembre nous déménageons donc à Mancora prêts à fêter Noël en famille !

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Maintenant nous sommes trois !

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Tony
Mancora, Piura, Peru

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Un pensamiento en “17/12/2012 – Bienvenida Juli !

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