13/12/2012 – La course au visa

Jeudi 13 décembre nous quittons Huaraz, retour sur la côte où nous récupérons la panaméricaine en direction du nord.

La panaméricaine est un tracé qui emprunte les routes des différents pays tout au long de l’Amérique. En général elle suit les routes principales (le plus souvent dans l’axe nord-sud) mais ce n’est pas “l’autoroute des Amériques” comme on pourrait le penser… Au fil de son tracé la route prend toute sorte de formes : elle peut passer d’une belle deux voies (ou plus) à une simple route type “nationale”, elle peut traverser les villes (parfois en passant directement par les rues du centre ville) et les villages – ou c’est peut-être le contraire, peut-être que les villages fleurissent le long de cet axe très emprunté (en outre pour les trajets longues distances nationaux et internationaux : camions et cars) pour une question économique tout simplement. Il arrive également que la panaméricaine se perde… Je veux dire qu’elle emprunte des routes secondaires, anciennes ou en mauvais état, pour se faufiler et rejoindre une voie de meilleure qualité.
Tout ça pour dire qu’il ne faut pas croire qu’en empruntant ce fameux axe nous arriverons rapidement à destination… Dans un long voyage comme le notre il faut prendre son temps et, si on l’oublie, la route nous le rappelle.
Au Pérou la panaméricaine longe la côte depuis l’Equateur et se sépare à Nazca : un tronçon continue par la côte jusqu’au Chili et un autre part vers la Bolivie par le lac Titicaca.

Après une longue journée de route nous avons une idée : passer Trujillo (troisième plus grande ville du Pérou avec plus de 700 000 habitants, située dans le département de La Libertad) et pousser jusqu’à Huanchaco à quelques kilomètres plus au nord car nous avons un contact de volontariat dans cette petite station balnéaire. Nous nous rendons donc à l’hostel Sol y Luna au bord de la plage. Nous rencontrons Margot, la propriétaire avec qui nous étions en contact par internet depuis octobre. Il y a beaucoup à faire dans son petit hostel, nous lui expliquons que nous devons aller au nord pour le moment mais que nous reviendrons par ici et que ça nous plairait de l’aider en échange d’une chambre. Marché conclu, nous la tiendrons au courant de notre future arrivée et elle nous recevra avec plaisir. Nous passons la nuit dans une des modestes chambres de l’hostel.

Deuxième jour de route : ce soir nous arrivons à Talara (département de Piura) pour passer la nuit. Après une recherche d’hostels pas chers (dont aucun n’a d’eau chaude pour le plus grand “plaisir” de Bel) nous nous décidons : le moins cher. Nous pouvons parier sans grand risque qu’avant d’être un hostel cet édifice était un hôpital (ou un asile…) : chambres peintes de manière uniforme et triste, lits de type hospitalier, couloir blanc disposant d’une salle d’attente (ou de repos/télévision)… L’effet est assez bizarre, pas vraiment chaleureux ni romantique…

Troisième jour : avant de quitter Talara nous passons retirer de l’argent à la banque sur la place principale. Nous sommes surpris, cette ville qui paraissait morte et lugubre hier soir est une station balnéaire en pleine activité, c’est rempli de touristes péruviens. Nous ne comprenons pas vraiment l’intérêt du lieu, la plage (s’il y en a une) se trouverait à coté du port (qui n’est pas un port de plaisance mais plutôt industriel)… Horrible ! Au jour d’aujourd’hui cette ville reste un mystère pour nous et le souvenir que nous en avons est plutôt inquiétant…

Après quelques heures de route nous arrivons à Zorritos pas loin de Tumbes (capitale du département du même nom – frontalier avec l’Equateur). Ce village – station balnéaire le long de la panaméricaine a l’air simple et sa longue plage de sable fin est sauvage et bordée de palmiers. Bref, c’est plutôt joli et ça nous branche bien pour la suite de notre plan : louer une chambre et y déposer tout notre bordel pour aller à la frontière le plus léger possible au cas où ils décident de réviser la voiture et son contenu – gain de temps et de discussion avec les douaniers…
Nous nous exécutons, nous louons une chambre dans le premier hostel que nous trouvons, vidons quasiment la voiture et partons en direction de la frontière.

Après avoir traversé la ville de Tumbes nous arrivons au poste frontière. Les démarches de sortie du Pérou et d’entrée en Equateur se font au même endroit, c’est plutôt pratique. Nous sommes légalement en Equateur et la voiture, légalement sortie du Pérou mais toujours pas entrée en Equateur. Le poste de douane pour les véhicules se trouve un peu plus loin sur la route équatorienne. Si nous voulons bien faire nous devons faire entrer légalement la voiture…
Nous passons à l’étape suivante de notre plan. Nous sommes à sec (exprès) donc après avoir changé 100 soles en dollars (et oui la monnaie locale c’est le dollar américain, comme aux Etats-Unis), nous allons faire le plein car ça vaut le coup vu le prix de l’essence en Equateur : 2 dollars – environ 1,50€ – le galon (3,79 litres) contre 12 soles – environ 3,65€ – au Pérou !

Jusqu’à maintenant nous n’avons pas vu le poste de douane pour l’entrée des véhicules… Tant pis, nous revenons au Pérou. Après moins d’une heure en Equateur direction la douane dans l’autre sens : sortie d’Equateur, entrée au Pérou pour nous et la voiture (qu’ils ne réviseront même pas au final…).

Voilà, c’est fait, notre permis de tourisme au Pérou a été renouvelé pour deux mois ! Notre plan a fonctionné, tout s’est déroulé sans accroc. Nous rentrons à Zorritos pour passer la nuit dans notre chambre face à la plage.

Dimanche 16 décembre nous quittons Zorritos (nous n’aurons même pas eu le temps de profiter de l’endroit, la plage, la mer qui doit être à une température parfaite…). Nous revenons sur nos pas d’hier en direction du sud jusqu’à Colan où nous trouvons un hébergement (une chambre d’hôtes dans la maison d’une famille).
Nous nous installons dans cette petite station balnéaire – village de pêcheur car, tout en étant près de la ville de Piura (où Julieta arrive demain en avion), nous sommes dans un bel endroit en bord de mer, loin du bordel de la ville. De plus nous n’avons pas choisi Colan – qui n’est même pas sur notre carte – au hasard : nous sommes en contact depuis octobre avec un refuge d’animaux du village pour du volontariat. Nous verrons ça d’ici quelques jours…

Depuis Huaraz, il y a trois jours, nous avons fait environ 1500 kilomètres. Il est temps de profiter de la vue du coucher de soleil sur la mer depuis la petite terrasse en bois de la maison…

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Après une très longue route, c’est le moment de se reposer et de profiter de la vue

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Tony
Colan, Piura, Peru

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