20/10/2012 – Machu Picchu !

Réveil à 7h ce samedi 20 octobre (pas la peine de vous dire que c’est pas courant). 7h45 nous sommes prêts, nous quittons l’hostel, passons au marché prendre le petit déjeuner et prenons le bus qui nous dépose à l’entrée du site.

Sur place une horde de guides qui proposent leur services 20 soles par personne, nous négocions avec l’un d’eux qui nous le fait à 10 par personne. L’accompagnement d’un guide n’est pas obligatoire mais fortement recommandé sinon on voit des ruines certes mais sans aucune explication…

Nous déambulons donc environ une heure dans les ruines de cette cité inca qui est quasiment “intacte”. Je m’explique avec un peu d’histoire…

Les espagnols (qui ont donc décimé les incas en grande partie et anéanti leur culture) n’ont jamais trouvé la cité du Machu Picchu, trop bien cachée, perchée entre deux sommets : le Machu Picchu (“Vieille Montagne” en quechua – la langue des incas) et le Huayna Picchu (ou Wayna Picchu : “Jeune Montagne”) perdus dans la jungle du versant oriental des Andes.

Il a fallu attendre 1911 et sa découverte “archéologique” par Hiram Bingham, un archéologue américain en mission au Pérou pour rechercher les anciennes cités incas pour le compte de l’université de Yale. On parle de découverte “archéologique” de la cité car il y avait des habitants vivant et cultivant dans cette zone et, bien entendu, ils connaissaient cet endroit sans trop savoir ce que c’était. C’est d’ailleurs un enfant (dit-on) vivant dans le coin qui a emmené Bingham sur le site la première fois. L’archéologue entreprit donc les travaux de “nettoyage” du site (la cité ayant été laissée à l’abandon environ quatre siècles, elle était recouverte de jungle) et les fouilles (qui se poursuivent encore aujourd’hui).

“Intacte” donc car rien n’a été détruit. Bien sûr les toits de pailles ont disparu avec le temps mais la cité est là, entière et bien préservée.
Il en est autrement des objets trouvés sur place qui ont été volés lors des fouilles ou avant. Malheureusement c’est un fait très commun dans les ruines péruviennes, on se demande où sont les tonnes d’objets, parfois d’une valeur inestimable – sculptures ou ornements en or pur – qui faisaient partie du quotidien ou de la vie cérémonielle des incas ; la réponse est : volées par les conquistadors espagnols ou plus tard par des pilleurs on ne saurait dire à quelle époque. Il est probable que des milliers de trésors incas ou pré-incas soient cachés dans les coffres forts du monde entier…
Certains des objets du Machu Picchu ont été envoyés aux Etats-Unis par Bingham (le Pérou réclame ces objets appartenant à son histoire depuis quelques années : sans succès apparemment).

On ne sait pas réellement pourquoi les incas avaient bâti cette cité à cet endroit et quel était son rôle dans le Tawantinsuyo mais la théorie d’une cité sanctuaire, une cité sacrée, est répandue. La cité aurait été construite en haut de cette montagne pour être située au plus près du royaume du ciel – donc du soleil, le dieu suprême. Ses habitants, sélectionnés à travers l’empire, auraient été envoyés pour vivre ici au plus près des Dieux (les fouilles ont permis de trouver des dépouilles dont l’ossature est typique des habitants d’autres régions et des objets funéraires du style de ce qui se faisait dans d’autres zones de l’empire à cette époque).

La cité a été pensée pour résister à la moindre attaque et est quasiment imprenable : bâtie au bord d’un précipice vertigineux de plus de 400 mètres, elle surplombe toute la vallée qui l’entoure (la moindre approche serait repérée), elle n’est accessible seulement que par un versant de la montagne et ne possède qu’une porte d’entrée qui peut être fermement close pour couper la cité du reste du monde (la cité possède ses propres terres cultivées : des terrasses qui défient le vide).

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A gauche l’unique porte d’entrée dans l’enceinte de la cité

Nous quittons la visite guidée un peu avant la fin car c’est l’heure pour nous d’aller voir autre chose. Nous avons acheté les billets avec le supplément pour monter à la montagne Machu Picchu (on peut également monter à la Huayna Picchu mais il n’y avait plus de places – ils y laissent monter 400 personnes par jour). Nous devons nous présenter à l’entrée du sentier qui gravit la montagne avant 11h, après ils ne laissent plus passer les gens car il y a du chemin pour grimper tout là-haut et redescendre.

Nous commençons donc l’ascension, le chemin est constitué de zones de sentier et de zones d’escaliers incas (les marches sont très hautes mais très étroites) et ça monte dur ! Plus nous avançons, plus le paysage alentour s’offre à nos yeux, plus la cité inca apparaît comme un joyau dans son écrin de jungle montagneuse.

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Pendant l’ascension de la montaña Machu Picchu

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La cité sacrée au pied du Huayna Picchu

Après une heure et demie de grimpe Belén n’en peut plus. Nous sommes presque au sommet mais c’est de plus en plus pentu et les escaliers deviennent de plus en plus raides. Je la laisse m’attendre là et poursuis l’ascension. Ces dernières vingt minutes sont difficiles mais le résultat vaut le coup : la vue au sommet est magnifique ! Je peux apercevoir la hidroelectrica et tout le chemin que nous avons fait à pied hier en longeant le rio jusqu’à Aguas Calientes.

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Les derniers escaliers à flanc de montagne sont plutôt raides

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Enfin je suis tout en haut ! Hier nous avons parcouru tout ça en suivant le rio, d’hidroelectrica (à gauche) à Aguas Calientes (à droite)

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La cité vue du sommet – Voyez-vous la forme du condor?

Je retrouve Bel et nous redescendons. Le temps, couvert jusqu’à maintenant, s’éclaircit pendant la descente et nous offre un spectacle magnifique quand nous arrivons en bas : la cité du Machu Picchu sous le soleil.

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En redescendant le soleil fait son apparition

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Un peu de repos en profitant de la vue

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Les cultures en terrasse au bord du précipice

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Oulah ! C’est haut !

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Fatigués mais heureux !

Nous redescendons à Aguas Calientes, allons manger un menu au marché puis c’est l’heure de la sieste. Nous ne nous en étions pas rendus compte mais nous avons pas mal cramé sous le soleil.

Le lendemain nous reprenons la route du retour, la même qu’à l’aller mais dans l’autre sens : deux heures de marche dans la jungle jusqu’à hidroelectrica, minibus jusqu’à Santa Teresa où nous retrouvons la voiture (nous avions laissé Diego le cactus à l’intérieur… En plein soleil, avec la chaleur qu’il a fait… Il avait perdu la tête à la frontière et bien là il est tout sec, je crois que c’est vraiment la fin pour lui), une douche froide, un menu au marché puis direction Ollantaytambo où nous arrivons dans la soirée. Nous retrouvons notre chambre dans l’hostel où nous étions il y a quelques jours et notre cuistot Zenon tout heureux de nous revoir.

Nous nous reposons un jour puis nous reprenons la route vers ailleurs. Ce mardi 23 octobre nous quittons Ollantaytambo, direction la côte pacifique…

Tony
Ollantaytambo, Cusco, Peru

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